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Le rapprochement bancaire

Pourquoi comparer votre relevé bancaire au compte 512, comment expliquer les écarts, et comment Kledg rapproche vos transactions.

Votre banque tient ses comptes, vous tenez les vôtres. Le rapprochement bancaire consiste à vérifier que les deux racontent la même histoire : chaque opération du relevé doit avoir son écriture au compte 512 Banque, et chaque écriture du 512 doit se retrouver, tôt ou tard, sur le relevé.

Pourquoi c’est le contrôle le plus utile

La banque est la seule source extérieure et indiscutable de votre comptabilité. Si le compte 512 est juste, une grande partie du reste l’est aussi : les clients encaissés sont soldés, les fournisseurs payés aussi, et les frais oubliés apparaissent. Un rapprochement fait chaque mois prend quelques minutes ; fait une fois par an, il peut prendre des jours.

Un solde vu des deux côtés

Les deux documents décrivent le même argent, mais chacun de son point de vue :

  • pour la banque, votre argent est une dette envers vous : un solde positif apparaît au crédit du relevé ;
  • pour votre comptabilité, cet argent est un actif : le compte 512 a un solde débiteur.

C’est un effet miroir, pas une erreur. Ce qui compte, c’est que les montants concordent.

Les écarts typiques

Les écarts entre le relevé et le compte 512 ont presque toujours l’une de ces causes :

ÉcartExempleQue faire
Opération sur le relevé, absente de la comptabilitéFrais bancaires, prélèvement d’abonnement, virement d’un clientPasser l’écriture manquante
Écriture en comptabilité, pas encore sur le relevéChèque envoyé à un fournisseur, pas encore encaisséRien : l’écart disparaîtra le mois suivant
Erreur de saisieMontant inversé (540 au lieu de 450), doublonCorriger l’écriture

Exemple : Atelier Lumen au 31 mars

Le relevé affiche un solde de 20 265,00 €. Le compte 512 affiche 18 120,00 €. Atelier Lumen pointe les opérations une à une et trouve trois différences :

  • un virement client de 1 200 € est arrivé le 30 mars, mais n’a pas été enregistré ;
  • la banque a prélevé 15 € de frais, pas encore enregistrés ;
  • un chèque de 960 € remis à un fournisseur le 29 mars est bien en comptabilité, mais pas encore débité par la banque.

L’état de rapprochement se présente ainsi :

Côté banqueMontantCôté comptabilitéMontant
Solde du relevé20 265,00Solde du compte 51218 120,00
Moins le chèque non encore débité960,00Plus le virement client non saisi1 200,00
Moins les frais non saisis15,00
Solde rapproché19 305,00Solde rapproché19 305,00

Les deux soldes rapprochés sont égaux : tout est expliqué. Il reste à passer les deux écritures manquantes dans le journal BQ :

CompteLibelléDébitCrédit
512Banque1 200,00
411Clients1 200,00
CompteLibelléDébitCrédit
627Services bancaires15,00
512Banque15,00

Le chèque, lui, ne demande aucune écriture : il apparaîtra sur le relevé d’avril.

Dans Kledg

Kledg part des opérations de la banque plutôt que de les recopier à la main :

  1. Récupérer les transactions. Connectez votre compte Qonto pour une synchronisation automatique, ou importez vos relevés depuis Banque, puis Relevés.
  2. Affecter. Les règles d’affectation reconnaissent les opérations récurrentes (un libellé, un montant, un fournisseur) et créent l’écriture correspondante, TVA comprise. Pour une opération nouvelle, vous créez l’écriture depuis la transaction.
  3. Rapprocher. Dans Rapprochement, Kledg associe automatiquement chaque transaction à l’écriture qui lui correspond. Vous rapprochez à la main les cas restants, ou annulez un rapprochement erroné.

Une transaction non rapprochée est une question ouverte : soit une écriture manque, soit elle est mal saisie. Visez zéro transaction en attente à chaque fin de mois, et votre clôture n’en sera que plus simple.

Cette documentation aide à comprendre et à utiliser Kledg. Elle ne remplace pas les conseils d’un expert-comptable : en cas de doute sur votre situation, faites-vous accompagner.