Pourquoi Kledg est open source
Une comptabilité est une donnée critique et durable. Voici pourquoi Kledg est un logiciel libre sous licence AGPL-3.0, auto-hébergé, et ce que cela change pour vous.
Kledg est né d’un outil interne, utilisé en production par un groupe de sociétés français pour tenir sa propre comptabilité. Au moment d’en faire un produit, une question s’est posée : fallait-il en faire un service en ligne de plus, ou un logiciel que chacun peut installer chez soi ?
Nous avons choisi la seconde voie. Kledg est un logiciel libre, publié sous licence AGPL-3.0, que vous déployez sur votre propre infrastructure. Voici pourquoi.
Une comptabilité dure plus longtemps qu’un logiciel
Les pièces et livres comptables se conservent dix ans. Sur une telle durée, un éditeur peut changer de stratégie, de prix ou disparaître. Quand votre comptabilité vit sur les serveurs d’un tiers, vous dépendez de ses décisions.
Avec Kledg, le code est public et la base de données vous appartient. Si le projet s’arrêtait demain, votre instance continuerait de fonctionner, et n’importe quel développeur pourrait la maintenir.
Vos données restent chez vous
Vos écritures disent tout de votre société : clients, fournisseurs, marges, salaires, trésorerie. Avec Kledg, elles sont stockées dans votre propre base Postgres, chez l’hébergeur de votre choix. Le projet Kledg n’y a aucun accès.
Et parce que Kledg exporte un FEC conforme à tout moment, vous pouvez toujours repartir avec votre comptabilité, dans un format que tous les logiciels comptables français savent lire.
Un code que l’on peut vérifier
Un logiciel de comptabilité applique des règles : plan comptable, contrôles de saisie, calculs de TVA, liasse fiscale. Quand le code est ouvert, ces règles sont vérifiables : un expert-comptable, un développeur ou un auditeur peut lire comment un montant est calculé, signaler une erreur ou proposer une correction.
C’est aussi une question de sécurité : un code public est examiné par davantage de personnes qu’un code fermé.
Pourquoi l’AGPL-3.0
La licence GNU Affero General Public License v3.0 garantit quatre libertés : utiliser le logiciel, l’étudier, le modifier et le redistribuer. Elle ajoute une condition importante pour un logiciel web : si quelqu’un modifie Kledg et le met à disposition d’utilisateurs en ligne, il doit leur donner accès au code source de sa version modifiée.
Pour vous, qui déployez Kledg pour votre propre société, l’usage est libre : vous pouvez l’utiliser et l’adapter. Si vous le modifiez, les personnes qui utilisent votre instance doivent simplement pouvoir obtenir le code de votre version. Cette condition protège surtout le projet : personne ne peut reprendre Kledg, l’améliorer en privé et le revendre comme service fermé.
Un modèle simple
Kledg est gratuit : il n’existe pas de version payante qui réserverait des fonctionnalités. Vous ne payez que l’infrastructure que vous choisissez, directement à vos fournisseurs.
Une version hébergée, Kledg Cloud, est à l’étude pour celles et ceux qui ne souhaitent pas gérer d’infrastructure.
Comment participer
Le développement se fait en public sur GitHub :
- signalez un bug ou proposez une amélioration dans les issues ;
- posez vos questions dans les discussions ;
- proposez du code via une pull request.
Les retours de comptables et d’experts-comptables sont particulièrement précieux : ils permettent de confronter le logiciel à la pratique.
Prêt à essayer ? Le guide Déployer Kledg sur Vercel et Neon vous accompagne pas à pas.