Pourquoi j’ai créé Kledg
Un logiciel comptable accessible partout, sans installation sous Windows ni abonnement par société : rien ne me convenait, alors je l’ai construit.
Kledg n’a pas commencé comme un projet de logiciel. Il a commencé par un besoin très concret : tenir la comptabilité de mes propres sociétés.
Le besoin
Quand on dirige une petite structure, ou plusieurs, la comptabilité revient chaque année avec les mêmes échéances : saisir, rapprocher la banque, clôturer, produire le bilan et le compte de résultat, déposer la liasse, payer l’impôt. Je voulais un outil qui me permette de le faire moi-même, proprement, et je me suis heurté à deux familles de solutions.
D’un côté, les logiciels à installer. Souvent solides sur le fond, mais pensés pour un poste Windows : la comptabilité vit sur une machine, il faut l’avoir sous la main pour travailler, s’occuper des sauvegardes, et oublier l’idée de consulter ses comptes depuis un autre ordinateur ou en déplacement.
De l’autre, les services en ligne. Accessibles partout, mais facturés par abonnement, et souvent par société. Avec une holding et quelques filiales, la facture grimpe vite pour un usage qui reste, au fond, le même chaque année.
Je cherchais quelque chose d’accessible depuis un navigateur, qui gère plusieurs sociétés, qui se connecte à ma banque, et qui ne coûte rien de plus que son hébergement. Je n’ai rien trouvé qui me satisfasse.
L’outil interne
Alors je l’ai construit, pour moi. Une application web, accessible de partout, avec le plan comptable du PCG, la synchronisation bancaire, les rapprochements, les états financiers, l’export FEC et les déclarations dont j’avais besoin. Elle a servi en production, pour de vrai : c’est avec elle que j’ai tenu la comptabilité de mes sociétés, exercice après exercice.
Au fil du temps, un usage s’est imposé : poser mes questions à un assistant IA plutôt que de naviguer dans les écrans. « Quel est mon résultat à date ? », « Qu’est-ce qui n’est pas rapproché en septembre ? ». C’est de là qu’est venu le serveur MCP de Kledg, qui permet de connecter Claude ou ChatGPT directement à sa comptabilité.
Pourquoi le rendre public
Si j’avais ce besoin, d’autres dirigeants de petites sociétés l’ont aussi : une SASU, une EURL, une SCI à l’IS, une holding, qui veulent produire leurs comptes annuels sans payer un abonnement de plus ni dépendre d’un poste de travail.
J’ai donc repris l’outil, je l’ai nettoyé, recentré sur l’essentiel, et je le publie sous le nom de Kledg, en logiciel libre sous licence AGPL-3.0. Il est gratuit parce que vous l’hébergez vous-même, et vos données restent dans votre propre base. Le raisonnement complet est dans Pourquoi Kledg est open source.
La suite
La première version publique se concentre sur ce qui compte le plus : produire un bilan et un compte de résultat justes chaque année. Les déclarations fiscales (TVA, IS, liasse) et les autres modules qui demandent encore des tests reviendront un par un, une fois éprouvés.
Si vous êtes dans la même situation que moi, essayez Kledg, et dites-moi ce qui vous manque.